Dépêches


La Croix des Assassins
Sortie le 5 juin 2008

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Dernière mise à jour

le 17/07/08
Carnet de voyage à Salvador de Bahia
Episode 1

Le frère de sang

La franc-maçonnerie américaine

Aux États-Unis, la maçonnerie n'occupe pas la même place qu'en France et en Europe. Ses temples sont plus visibles, plus riches, ses membres affichent volontiers leur appartenance, et pour beaucoup, l'engagement maçonnique est une chose aussi naturelle que faire partie chez nous d'un club de boulistes ou du Rotary. Ils font des publicités à la télévision et organisent des courses, des concerts, des collectes pour des oeuvres de bienfaisance ou médicales.

Néanmoins, il existe des cercles maçonniques plus restreints, des loges plus discrètes qui, elles, s'apparentent à ce que l'on connaît en Europe, mais elles restent minoritaires.Comme en Europe, les francs-maçons américains ont aussi leurs ennemis acharnés tels le Ku Klux Klan, les mouvements d'extrême droite, les extrémistes protestants et catholiques, les conspirationnistes de tout poil. Le refrain est toujours le même, les maçons tiennent le gouvernement fédéral, les présidents (beaucoup étaient maçons), le dollar (l'oeil et le triangle dans le billet vert), et le complexe militaro-industriel.



L'existence de la loge noire Prince Hall de Harlem est exacte, et ce courant est fortement implanté dans les couches de la classe moyenne afro-américaine et a participé à l'émancipation et à l'intégration de cette communauté depuis sa création. Ils ne tiennent pas de boutiques vaudou - il fallait un peu de piment dans notre livre - mais s'occupent d'œuvres très respectables, à l'identique des loges... plus blanches.
L'appartenance maçonnique des grands musiciens de jazz, Count Basie, Duke Ellington, Louis Armstrong et du boxeur Ray Sugar Robinson est véridique. Si vous allez sur l'un des sites de Prince Hall, un air de jazz vous accueillera.

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