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La Croix des Assassins
Sortie le 5 juin 2008

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Dernière mise à jour

le 17/07/08
Carnet de voyage à Salvador de Bahia
Episode 1

Interviews

"Polar-franc-macon"


Votre éditeur Fleuve noir vient d’annoncer la parution d’une nouvelle enquête du commissaire Marcas intitulée Le Frère de Sang. Pourquoi un tel titre ?

Tout le monde connaît l’expression Frère de Sang qui, à l’époque du Moyen Age, est un serment d’entraide et fraternité entre deux hommes libres. Un engagement qui n’est pas sans rappeler celui que jurent les francs-maçons au moment de leur initiation…

Cela veut dire qu’un des personnages principaux est un franc-maçon comme Marcas ?
En effet, l’adversaire auquel va être confronté notre commissaire est, cette fois, un frère qui a une conception - toute particulière - de la fraternité, d’où le titre qui, bien sûr, peut s’entendre de deux manières…

On peut donc s’attendre à des scènes particulièrement intenses ?
Oui !!! Et d’abord celles qui vont se passer dans le milieu souterrain de grands centres urbains. Courses poursuites, pièges…. Et la sensation omniprésente d’être sous tension dans un monde résolument hostile où on ne sait pas, des rats affamés ou des poursuivants sans pitié, qui sont les pires adversaires
La tonalité de ce roman renoue avec celle du Rituel de l’Ombre, noire et violente.

Vous parlez de grands centres urbains. Où Marcas va -t- il nous amener cette fois ?
Dans les sous-sols de Paris et de New York ! Sans compter d’autres personnages à Genève ou en opération très spéciale au Koweït !

Le récit se passe donc à l’époque contemporaine ?
En fait la confrontation entre Antoine Marcas et ce frère qui ne sort de l’ombre que pour tuer a pour origine et but un secret qui vient du Moyen Age. Ce qui fait le roman entrelace deux époques, la notre et le 14° siècle. Une époque plus que sombre entre les épidémies de peste, la famine, la guerre civile et étrangère.

C’est ce qui explique le choix de cette période du Moyen Age ?
Pas seulement. En fait nous avions aussi la volonté de montrer comment souvent ces époques troublées sont favorables au développement de la création. Comme si la violence quotidienne, l’angoisse du lendemain, obligeaient les gens à réagir en découvrant des voies inédites, des chemins mystérieux. C’est le cas pour une science perdue fascinante, l’alchimie, qui, au milieu de ce chaos historique, trouve son maître.

Un personnage du roman ?
Oui, Nicolas Flamel. Le plus célèbre des alchimistes, à fois personnage de mille légendes et personne réelle. Nous le faisons revivre tout le long du roman : de sa rencontre imprévue avec l’alchimie jusqu’à la découverte de la pierre philosophale…et l’or, l’or pur, qu’il parvient enfin à produir. L'or joue un rôle important dans ce roman, et le lecteur pourra s'initier aux subtilités surprenantes de ce métal dans l'économie mondiale.

Comme dans vos autres livres, vous vous appuyez sur des faits réels ?
Absolument, le récit s’inscrit dans une réalité historique sans cesse vérifiée. La reconstitution de l’époque médiévale comme la vie de Nicolas Flamel s’appuie toujours sur des éléments connus et certains. Il est essentiel que le lecteur puisse voyager dans le roman exactement comme s’il empruntait une machine à remonter les temps qui le dépose au cœur de Paris entre bûchers de l’Inquisition et émeutes du peuple.
D’ailleurs, pour distinguer, la réalité historique de ce qui est de la fiction, nous invitons le lecteur à consulter les annexes en fin de livre.

Pour ceux qui ont eu la chance de lire les épreuves, on parle beaucoup d’un personnage spectaculaire, le Tourmenteur ? On le dit du même genre que le Jardinier qui avait fasciné nombre de vos lecteurs dans le Rituel de l’ombre ?

Eh bien, on va vous faire une confidence. Une seule…. Il est pire !!

Une dernière confidence ?
Sachez que la vous n'allez plus voir de la même façon la Tour Eiffel et la statue de la liberté...



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