Conjuration Casanova
Casanova
Casanova, pour la plus part d'entre nous ce nom est celui d'un des plus grand séducteur du XVIII ème siècle
Mais que savons nous vraiment de lui ?
Avant de vous parlez de ses mémoires, nous vous proposons ici de faire connaissance avec le personnage.
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Giacomo Girolamo Casanova, aventurier et séducteur italien. Né à Venise le 02 avril 1725 et décédé le 4 juin 1798 à Dux en Bohême. Casanova était un égoïste, la recherche du plaisir était son but et il mettait tout en œuvre pour y l’atteindre. Il avait pour cela plusieurs cordes à son arc tour a tour joueur de violon, joueur professionnel, escroc, financier, bibliothécaire etc. Il sillonne l’Europe en passant des prisons aux cours des souverains, ce qui lui permit lors de la rédaction de ses mémoires de brosser un portrait de la société pré-révolutionnaire en dépeignant tout aussi bien les femmes de chambre que les ministres les plus en vue. Ses mémoires (bien que présentant des inexactitudes quant aux dates ) nous offrent un témoignage de premier plan du XVIII ème siècle ou il rencontre entre autres, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau et le pape Clément XIII. |
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Les mémoires de Casanova
C'est sans doute au début de l'été 1789 que Casanova débute la rédaction de ses souvenirs. Il a alors soixante cinq ans et vit retiré au château de Dux, en Bohême, où il a obtenu le poste de bibliothécaire de la famille Waldstein. Plongé dans des recherches mathématiques - il se passionne pour la question de la duplication du cube -, il tombe alors gravement malade. C'est son médecin qui, tout en lui interdisant des « études sombres qui fatiguent le cerveau », lui propose de « récapituler ses beaux jours passés en Venise et autres parts du monde ... ».
Un conseil suivi, puisque, pendant quatre ans, Casanova va se consacrer presque exclusivement à l'écriture de ses Mémoires, parfois jusqu'à « treize heures par jour ». En 1793, alors qu'il a rédigé les cinquante premières années de sa vie, il interrompt son travail autobiographique, déprimé par la mort d'amis proches et profondément atteint par les excès de la Révolution en France. Il ne le reprendra qu'en 1794, après sa rencontre avec un aristocrate de renom, le prince de Ligne, qui souhaitelire ses Mémoires et peut-être les publier.
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Pour satisfaire ce lecteur de qualité, Casanova va s'atteler à un gigantesque chantier de révision et de mise au net de son texte, auquel il ne cessera de travailler jusqu'à sa mort, en juin 1798 À cette date, le manuscrit revu compte trois mille sept cents pages in folio et les Mémoires s'arrêtent en 1754, alors même que Casanova comptait les mener jusqu'en 1797. Ce sont donc plus de quarante ans de la vie du grand séducteur qui n'auront pas été rédigés ... À moins que le ou les manuscrits n'aient disparu! À la mort de Casanova, c'est son neveu par alliance qui hérite des Mémoires et ce sont ses enfants qui vendront le manuscrit à des éditeurs allemands, Brockhaus, en 1820. |
L'éditeur va publier une première version des Mémoires à partir de 1824. Traduite du français, la langue choisie par Casanova pour écrire cette version va connaître de nombreux arrangements et suppressions pour ne pas choquer le goût supposé du public. Même épurée et censurée, cette première édition en allemand va connaître un grand succès dont de nombreuses contrefaçons et traductions pirates, en particulier en France, ce qui va décider la maison Brockhaus à publier le manuscrit, cette fois, dans sa langue d'origine : le français!.
Cette tâche est confiée à un professeur, Jean Laforgue, qui va, durant cinq ans, réécrire le texte original de Casanova en l'adaptant à ses convictions personnelles, en particulier politiques : par exemple, toutes les références trop positivesà l'Ancien Régime sont systématiquement éliminées. Cette nouvelle édition va commencer en 1826 pour s'interrompre en 1832 et ne reprendre qu'en 1838, pour cause de démêlés avec la censure royale. C'est durant l'intervalle qu'un autre éditeur français Paulin, entreprend à son tour une édition pirate en recopiant tout d'abord l'édition de Laforgue, puis en proposant une suite inédite.
Cette suite pose la question de l'existence d'un manuscrit inconnu de Casanova car, dans cette version de 1837, certains passages et variantes inédites apparaissent, dont les informations précises et autres détails troublants ont été depuis confirmés par les chercheurs. Ce mystère déchire toujours les spécialistes de Casanova, partagés entre l'idée d'un faux particulièrement habile et l'espérance d'un manuscrit encore à découvrir du grand Vénitien. Sur ces questions, consulter l'excellent article de synthèse de Helmut Watzlawick, Biographie d'un manuscrit, publié en introduction de l'édition Bouquins, chez Robert Laffont, des Mémoires de Casanova, la seule édition récente conforme au manuscrit original. Voir également Casanova l'admirable de Philippe Sollers aux éditions Gallimard.
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